Lights out

LIGHTS OUT
EXTINCTION DES LUMIERES
(Music : Th.A.Yoghill – 2000/2011 – Lyrics : Edward Thomas 1878-1917)
Je suis allé jusqu’aux limites du sommeil
L’insondable profondeur d’une forêt
Où chacun doit perdre son chemin,
Que le chemin soit droit ou tordu,
On ne peut choisir.
Tant de routes et de pistes,
Jusqu’au premiers craquements de l’aube,
Au bord de la forêt,
Ont déçu les voyageurs,
Et soudain se sont effacées,
Pour y sombrer.
Ici se termine l’amour,
Le désespoir, l’ambition prennent fin;
Tout plaisir et tout trouble,
Qu’ils soient doux ou amer,
Ici prend fin dans le sommeil ce qui est plus doux
Qu’une tâche plus noble.
Il n’y a aucun livre,
Ni visage d’un plus beau look
Pour lequel je ne me détournerais pas dorénavant
Pour aller dans l’inconnu
Je dois entrer, et partir, seul
Je ne sais pas comment.
La haute forêt domine;
Son feuillage nuageux s’abaisse
Au dessus, étage après étage;
J’entends son silence et j’obéis
Je vais peut-être perdre mon chemin
Et me perdre moi-même